Étude Yuka sur la quantité d’additifs dans les produits bio et conventionnels en France

Auteurs

Julie Chapon, directrice générale chez Yuka
Benoît Martin, président de Yuka

Résumé

Les produits conventionnels vendus en France contiennent en moyenne près de 3 fois plus d’additifs que les produits bio.

Dans les 30 catégories analysées, les produits conventionnels contiennent en moyenne 2,97 additifs par produit, contre 1,02 additif pour les produits bio, soit 66% d’additifs en moins dans les produits bio.

L’écart est également très marqué pour les additifs considérés comme à risque élevé sur Yuka : les produits conventionnels en contiennent en moyenne 0,61 par produit, contre 0,12 pour les produits bio, soit 81% d’additifs à risque élevé en moins.

L’écart est particulièrement marqué dans certaines catégories : les brioches nature contiennent en moyenne 0,27 additif en bio contre 2,16 en conventionnel, soit 88% de moins ; les pains au lait, 0,62 contre 4,52, soit 86% de moins ; et les céréales du petit-déjeuner, 0,41 contre 2,47, soit 83% de moins.

L’écart est également très important pour les additifs considérés comme à risque élevé sur Yuka : les produits conventionnels en contiennent en moyenne 0,61 par produit, contre 0,12 pour les produits bio, soit 81% d’additifs à risque élevé en moins.

Méthodologie

  • Les données ont été extraites de la base de données Yuka à la date du 11 septembre 2025.
  • L’étude a été menée sur 41 873 produits alimentaires vendus en France, dont 36 724 produits conventionnels et 5 149 produits bio.
  • L’analyse porte sur 30 catégories de produits transformés dans lesquelles les additifs sont fréquemment utilisés : biscuits, barres de céréales, pains de mie, yaourts, céréales du petit-déjeuner, chips, pizzas, glaces, charcuteries, plats préparés, jambons, saucisses, cookies, pains au lait, brioches, gâteaux, ketchups, margarines, bonbons, crèmes dessert ou encore biscuits apéritifs.
  • Les catégories de produits bruts ou très peu transformés, qui contiennent rarement des additifs, ont été exclues afin de concentrer l’étude sur les familles de produits où la présence d’additifs est la plus pertinente.
  • Les produits ayant été peu ou pas scannés sur Yuka ont également été exclus, afin de ne retenir que les produits encore disponibles sur le marché. Pour être inclus dans l’analyse, les produits devaient avoir été scannés au moins 20 fois au cours des 30 derniers jours.
  • Pour chaque catégorie, Yuka a comparé le nombre moyen d’additifs et le nombre moyen d’additifs considérés comme à risque élevé sur Yuka (pastille rouge), dans les produits bio et conventionnels.
  • Les moyennes globales correspondent à une moyenne simple des 30 catégories analysées : chaque catégorie a donc le même poids dans le résultat final, quel que soit le nombre de produits analysés dans cette catégorie.

Résultats