Des risques sanitaires nombreux et de mieux en mieux documentés

Depuis une dizaine d’années, un nombre croissant d’études scientifiques établissent un lien entre une consommation élevée d’aliments ultra-transformés et une augmentation du risque de nombreuses maladies chroniques. Des études suggèrent aussi un lien avec certains troubles de la santé mentale, comme les symptômes dépressifs ou certains troubles cognitifs.

Longtemps, ces effets ont été attribués uniquement à leur mauvaise composition nutritionnelle : trop de sucre, de sel ou de matières grasses. Mais les recherches récentes suggèrent une réalité plus complexe. Plusieurs travaux montrent en effet que les effets négatifs des aliments ultra-transformés persistent même lorsque les calories et les apports nutritionnels sont comparables, ce qui laisse penser que le problème ne se limite pas aux nutriments, mais tient aussi à la nature même de ces produits et aux procédés utilisés pour les fabriquer.

Un niveau de preuve robuste pour plusieurs facteurs de risque majeurs

Aujourd’hui, plus d’une centaine d’études convergent vers un même constat : une forte consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de nombreuses maladies chroniques : obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires et cérébro vasculaires, hypertension, dyslipidémie (déséquilibre du cholestérol et/ou des triglycérides) ou encore certains cancers1-9. Des travaux montrent également un lien avec des symptômes dépressifs, des troubles cognitifs et du sommeil, et une mortalité globale plus élevée10-12.

Ces résultats s’appuient aujourd’hui sur un faisceau d’études convergentes avec différentes méthodologies scientifiques complémentaires : méta-analyses, revues parapluies, grandes cohortes suivies pendant plusieurs années, études transversales, et, plus récemment, essais cliniques contrôlés randomisés. Par ailleurs, ces résultats sont observés dans de nombreux pays, à différents âges de la vie et dans des populations très grandes et diverses, ce qui renforce la solidité des associations mises en évidence.

Le risque cardiovasculaire fait partie des effets les mieux documentés. Une analyse publiée en 2024 portant sur plus de 200 000 adultes américains suivis pendant plusieurs décennies a montré qu’une forte consommation d’aliments ultra-transformés était associée à une augmentation significative du risque de maladies cardiovasculaires, notamment d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux. Dans cette étude, les participants consommant le plus d’aliments ultra-transformés présentaient un risque accru de 11 % de maladies cardiovasculaires et de 16 % de maladies coronariennes par rapport à ceux qui en consommaient le moins, même après prise en compte de nombreux facteurs comme le tabac, l’activité physique ou la qualité globale de l’alimentation12.

Des associations robustes ont également été observées pour d’autres maladies chroniques, notamment le diabète de type 2, l’obésité et certains cancers. C’est notamment le cas des travaux issus de la cohorte française NutriNet-Santé, l’une des plus grandes cohortes nutritionnelles au monde. Ses résultats sont frappants puisqu’une augmentation de seulement 10 % de la part d’aliments ultra-transformés dans l’alimentation serait associée à13-15:

  • +12 % de risque de cancer toutes causes confondues
  • +11 % de risque de cancer du sein
  • +15 % de risque de diabète de type 2
  • +11 % de risque de surpoids
  • +9 % de risque d’obésité

Ces associations suivent une logique de dose-réponse : plus la part d’aliments ultra-transformés augmente dans l’alimentation, plus le risque tend à croître. Autrement dit, ces effets ne concernent pas uniquement les personnes qui en consomment de façon excessive. Même à des niveaux modérés, une hausse progressive peut déjà s’accompagner d’une augmentation graduelle du risque. À l’inverse, réduire leur place dans son alimentation pourrait contribuer à faire reculer ce risque.

Diabete et aliments ultra-transformés
Plus la consommation d’aliments ultra-transformés augmente,
plus le risque de diabète de type 2 augmente
Source : adapté de Srour et al., JAMA Internal Medicine, 2019.

Des synthèses récentes vont encore plus loin et permettent de hiérarchiser ces associations selon leur niveau de preuve. Des revues parapluies et méta-analyses publiées en 2024 et 2025 – c’est-à-dire des travaux qui agrègent et évaluent les meilleures études disponibles selon des critères de qualité stricts – confirment que le lien entre consommation élevée d’aliments ultra-transformés et certaines maladies repose sur des preuves solides.

La revue parapluie de 2024 a analysé les données de 9,9 millions de personnes issues de 14 études indépendantes de très haute qualité. Elle a mis en évidence des associations directes entre la consommation d’aliments ultra transformés et un risque accru de 32 problèmes de santé. Les chercheurs ont ensuite identifié les associations bénéficiant du niveau de preuve le plus élevé :

🫀 Mortalité cardiovasculaire Classe I
🧠 Troubles mentaux Classe I
😰 Anxiété Classe I
🩸 Diabète de type 2 Classe II
⛈️ Symptômes dépressifs Classe II
⚖️ Obésité Classe II
🛏️ Troubles du sommeil Classe II
🪦 Mortalité toutes causes Classe II
🎗️ Cancer (tous types) Classe III
📏 Obésité abdominale Classe III
🩺 Hypertension Classe III
📊 Surpoids Classe III
Classe I : preuve convaincante, Classe II : preuve fortement suggestive / très probable, Classe III : preuve suggestive / probable
Source: umbrella review (Lane et al., 2024)16

Ces résultats sont corroborés par la grande méta-analyse publiée en 2025 dans The Lancet, l’une des revues médicales les plus prestigieuses et les plus citées au monde, menée avec la participation de 20 experts du monde entier. Sur les 104 études analysées, réalisées sur de larges populations, sur plusieurs continents et à différents âges de la vie, 92 ont mis en évidence une augmentation significative du risque pour plus d’une douzaine de problèmes de santé.

Cette méta-analyse retrouvait notamment une augmentation d’environ 18 % du risque de mortalité toutes causes confondues chez les personnes consommant le plus d’aliments ultra-transformés. Elle mettait également en évidence des associations marquées avec plusieurs autres pathologies, notamment une augmentation de 90 % du risque de maladie de Crohn, de 33 % du risque d’obésité abdominale et de 26 % du risque de dyslipidémie.

Au total, les effets observés concernaient presque tous les grands systèmes de l’organisme, ce qui suggère que les aliments ultra-transformés peuvent nuire à la santé par plusieurs mécanismes distincts.

D’autres effets préoccupants en cours d’étude

Pour certaines pathologies, les preuves sont encore en cours de consolidation, mais les résultats disponibles sont suffisamment préoccupants pour mériter attention. C’est notamment le cas pour la santé intestinale, la reproduction et le foie.

La santé intestinale

Les aliments ultra-transformés sont particulièrement délétères pour le microbiote intestinal, cet ensemble de milliards de micro-organismes qui jouent un rôle central dans notre santé (voir notre article sur le microbiote). En cause : leur profil nutritionnel défavorable et notamment leur faible teneur en fibres et en composés bioactifs, mais aussi la présence de nombreux additifs qui peuvent perturber la composition et l’équilibre de cet écosystème fragile17,18.

Ce profil nutritionnel défavorable, caractérisé par une faible teneur en fibres et en composés bioactifs, et une abondance de nutriments rapidement assimilables, entrave le développement des bactéries bénéfiques de l’intestin au profit d’espèces moins favorables. Peu à peu, un déséquilibre du microbiote s’installe : c’est ce qu’on appelle une dysbiose19.

Les conséquences peuvent être multiples. Sur le plan métabolique, la dysbiose peut perturber la régulation de l’insuline, favoriser le stockage des graisses, amplifier les envies de sucre et de gras, et entraîner une baisse d’énergie persistante. Les études soulignent également son rôle dans l’apparition de certains troubles de la santé mentale, tels que l’anxiété et la dépression. Un microbiote déséquilibré peut perturber la synthèse de certains messagers chimiques du cerveau, comme la sérotonine et la dopamine, ce qui peut avoir des effets négatifs sur la motivation, l’humeur et plus largement sur la santé mentale20,21.

Par ailleurs, certains des additifs que l’on retrouve dans les aliments ultra-transformés – notamment les émulsifiants et les édulcorants – peuvent altérer la barrière intestinale, et conduire à une augmentation de sa perméabilité. Des composés pro-inflammatoires peuvent alors entrer dans la circulation sanguine, et contribuer à un état d’inflammation chronique de bas grade, aujourd’hui considéré comme un facteur impliqué dans de nombreuses maladies chroniques : diabète de type 2, obésité, maladies inflammatoires de l’intestin, certains cancers ou encore stéatose hépatique non alcoolique22-25.

La reproduction

Un essai clinique publié en 2025 a montré qu’en seulement trois semaines, un régime riche en aliments ultra-transformés suffisait à altérer plusieurs marqueurs de la santé reproductive masculine : baisse de la motilité des spermatozoïdes, dégradation de la qualité du sperme et perturbation de certaines hormones impliquées dans la fertilité, dont la testostérone. Un résultat d’autant plus marquant qu’il s’observe à calories égales, ce qui suggère que ce n’est pas la quantité ingérée qui est en cause, mais bien la nature des aliments consommés26.

Effets sur le foie

La littérature récente suggère une association entre une forte consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de stéatose hépatique non alcoolique, plus connue sous le nom de « maladie du foie gras ». Cette pathologie semble notamment favorisée par la présence massive de sucres industriels dans ces produits, en particulier les sirops à haute teneur en fructose.

En effet, un excès de fructose stimule la production de graisses par le foie. De plus, lorsque les capacités d’absorption de l’intestin grêle sont dépassées, une partie du fructose non absorbé devient une source de nourriture facilement accessible pour certaines bactéries moins favorables à l’équilibre du microbiote intestinal, ce qui peut aggraver la dysbiose27,28.

Or, le foie joue un rôle central dans notre santé : il participe à de nombreuses fonctions métaboliques, notamment la régulation des sucres et des graisses ou encore l’élimination de certaines substances. Selon les résultats de trois grandes cohortes menées aux États-Unis et au Royaume-Uni, regroupant plus de 250 000 personnes, une partie des effets négatifs associés aux aliments ultra-transformés pourrait s’expliquer par leur impact sur le foie et sur les mécanismes inflammatoires de l’organisme. Les chercheurs estiment que ces perturbations pourraient expliquer environ 20 à 30 % des associations observées entre la consommation d’aliments ultra-transformés et certains risques pour la santé29.

Un problème qui ne se résume pas aux calories

Pendant longtemps, les aliments ultra-transformés ont surtout été considérés comme problématiques parce qu’ils étaient trop gras, trop sucrés ou trop salés. Mais les travaux récents suggèrent que leurs effets ne s’expliquent pas uniquement par leur composition nutritionnelle.

Ainsi, plusieurs études ont cherché à vérifier si les effets observés pouvaient simplement s’expliquer par le fait que les aliments ultra-transformés sont souvent plus riches en calories, en sucre, en sel ou en matières grasses. Or, dans de nombreuses cohortes, les associations avec l’obésité et d’autres problèmes de santé persistent même après prise en compte de ces facteurs nutritionnels. Une revue publiée en 2022 conclut ainsi que les effets observés ne semblent pas entièrement expliqués par la seule composition nutritionnelle des aliments30.

Les essais cliniques vont dans le même sens. L’étude la plus marquante sur le sujet a été publiée en 2019 par une équipe des National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis31. Dans cet essai contrôlé, vingt adultes ont reçu successivement deux régimes alimentaires : l’un composé majoritairement d’aliments ultra-transformés, l’autre d’aliments peu transformés. Les repas servis avaient été conçus pour être comparables en calories proposées, sucres, sel, matières grasses, protéines, glucides et fibres. Les participants pouvaient toutefois manger les quantités qu’ils souhaitaient. Résultat : lorsque les participants consommaient le régime ultra-transformé, ils ingéraient environ 500 calories de plus par jour et prenaient en moyenne 0,9 kg en seulement deux semaines. À l’inverse, lorsqu’ils suivaient le régime peu transformé, ils perdaient en moyenne 0,9 kg sur la même période. Cette étude a marqué un tournant important car elle est l’une des premières à montrer expérimentalement que des aliments comparables sur le plan nutritionnel peuvent produire des effets très différents selon leur degré de transformation.

Des résultats similaires ont été observés dans un essai randomisé publié en 2025 dans la revue Nature Medicine32. Les chercheurs ont comparé deux régimes respectant les recommandations nutritionnelles britanniques, mais dont l’un était composé majoritairement d’aliments ultra-transformés et l’autre d’aliments peu transformés. Malgré des profils nutritionnels globalement comparables, les participants ont perdu environ deux fois plus de poids avec le régime peu transformé. Là encore, ces résultats suggèrent que les effets des aliments ultra-transformés ne s’expliquent pas uniquement par leur teneur en calories, en sucre, en sel ou en matières grasses.

Une des explications avancées par les chercheurs concerne les caractéristiques physiques des aliments ultra-transformés. Leurs textures, souvent molles ou croustillantes, nécessitent peu de mastication et favorisent une ingestion rapide. Or, manger vite perturbe les mécanismes de satiété et peut conduire à consommer davantage de calories. Cette hypothèse est appuyée par une étude publiée en 2025. Les chercheurs ont observé que des aliments se mangeant plus lentement entraînaient spontanément une consommation d’environ 369 calories de moins par jour que des aliments consommés rapidement, malgré des profils nutritionnels comparables33. Ces résultats suggèrent que la texture des aliments et leur vitesse d’ingestion pourraient jouer un rôle important dans les effets observés avec les aliments ultra-transformés.

Sources

  • ¹ Monteiro, C.A., Louzada, M.L., Steele-Martinez, E., Cannon, G., Andrade, G.C., Baker, P., Bes-Rastrollo, M., Bonaccio, M., Gearhardt, A.N., Khandpur, N., Kolby, M., Levy, R.B., Machado, P.P., Moubarac, J.C., Rezende, L.F.M., Rivera, J.A., Scrinis, G., Srour, B., Swinburn, B., and Touvier, M., 2025. Ultra-processed foods and human health: the main thesis and the evidence. The Lancet, 406(10520), pp. 2667–2684. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(25)01565-X
  • ² Neri, D., Steele, E.M., Khandpur, N., Cediel, G., Zapata, M.E., Rauber, F., Marrón-Ponce, J.A., Machado, P., da Costa Louzada, M.L., Andrade, G.C., Batis, C., Babio, N., Salas-Salvadó, J., Millett, C., Monteiro, C.A., and Levy, R.B., 2022. Ultraprocessed food consumption and dietary nutrient profiles associated with obesity: A multicountry study of children and adolescents. Obesity Reviews, 23(Suppl 1), e13387. https://doi.org/10.1111/obr.13387
  • ³ Srour, B., Fezeu, L.K., Kesse-Guyot, E., Allès, B., Méjean, C., Andrianasolo, R.M., Chazelas, E., Deschasaux, M., Hercberg, S., Galan, P., Monteiro, C.A., Julia, C., and Touvier, M., 2019. Ultra-processed food intake and risk of cardiovascular disease: prospective cohort study (NutriNet-Santé). BMJ, 365:l1451. https://doi.org/10.1136/bmj.l1451
  • ⁴ Mendonça, R.D., Lopes, A.C., Pimenta, A.M., Gea, A., Martinez-Gonzalez, M.A., and Bes-Rastrollo, M., 2017. Ultra-Processed Food Consumption and the Incidence of Hypertension in a Mediterranean Cohort: The Seguimiento Universidad de Navarra Project. American Journal of Hypertension, 30(4), pp. 358–366. https://doi.org/10.1093/ajh/hpw137
  • ⁵ Dai, S., Wellens, J., Yang, N., Li, D., Wang, J., Wang, L., Yuan, S., He, Y., Song, P., Munger, R., Kent, M.P., MacFarlane, A.J., Mullie, P., Duthie, S., Little, J., Theodoratou, E., and Li, X., 2024. Ultra-processed foods and human health: An umbrella review and updated meta-analyses of observational evidence. Clinical Nutrition, 43(6), pp. 1386–1394. https://doi.org/10.1016/j.clnu.2024.04.016
  • ⁶ Wang, C., Du, M., Kim, H., Nguyen, L.H., Wang, Q.L., Drew, D.A., Leeming, E.R., Khandpur, N., Sun, Q., Zong, X., Gweon, T.G., Ogino, S., Ng, K., Berry, S., Giovannucci, E.L., Song, M., Cao, Y., and Chan, A.T., 2026. Ultraprocessed Food Consumption and Risk of Early-Onset Colorectal Cancer Precursors Among Women. JAMA Oncology, 12(1), pp. 49–57. https://doi.org/10.1001/jamaoncol.2025.4777
  • ⁷ Kliemann, N., Rauber, F., Bertazzi Levy, R. et al., 2023. Food processing and cancer risk in Europe: results from the prospective EPIC cohort study. The Lancet Planetary Health, 7, pp. e219–e232.
  • ⁸ Beslay, M., Srour, B., Méjean, C., Allès, B., Fiolet, T., Debras, C., Chazelas, E., Deschasaux, M., Wendeu-Foyet, M.G., Hercberg, S., Galan, P., Monteiro, C.A., Deschamps, V., Calixto Andrade, G., Kesse-Guyot, E., Julia, C., and Touvier, M., 2020. Ultra-processed food intake in association with BMI change and risk of overweight and obesity: A prospective analysis of the French NutriNet-Santé cohort. PLOS Medicine, 17(8), e1003256. https://doi.org/10.1371/journal.pmed.1003256
  • ⁹ Bhave, V.M., Oladele, C.R., Ament, Z., Kijpaisalratana, N., Jones, A.C., Couch, C.A., Patki, A., Garcia Guarniz, A.L., Bennett, A., Crowe, M., Irvin, M.R., and Kimberly, W.T., 2024. Associations Between Ultra-Processed Food Consumption and Adverse Brain Health Outcomes. Neurology, 102(11), e209432. https://doi.org/10.1212/WNL.0000000000209432
  • ¹⁰ Adjibade, M., Julia, C., Allès, B., Touvier, M., Lemogne, C., Srour, B., Hercberg, S., Galan, P., Assmann, K.E., and Kesse-Guyot, E., 2019. Prospective association between ultra-processed food consumption and incident depressive symptoms in the French NutriNet-Santé cohort. BMC Medicine, 17(1), 78. https://doi.org/10.1186/s12916-019-1312-y
  • ¹¹ World Health Organization (WHO), 2024. Commercial determinants of noncommunicable diseases in the WHO European Region. https://www.who.int/europe/publications/i/item/9789289061162
  • ¹² Mendoza, K., Smith-Warner, S.A., Rossato, S.L., Khandpur, N., Manson, J.E., Qi, L., Rimm, E.B., Mukamal, K.J., Willett, W.C., Wang, M., Hu, F.B., Mattei, J., and Sun, Q., 2024. Ultra-processed foods and cardiovascular disease: analysis of three large US prospective cohorts and a systematic review and meta-analysis of prospective cohort studies. The Lancet Regional Health – Americas, 37, 100859. https://doi.org/10.1016/j.lana.2024.100859
  • ¹³ Fiolet, T., Srour, B., Sellem, L., Kesse-Guyot, E., Allès, B., Méjean, C., Deschasaux, M., Fassier, P., Latino-Martel, P., Beslay, M., Hercberg, S., Lavalette, C., Monteiro, C.A., Julia, C., and Touvier, M., 2018. Consumption of ultra-processed foods and cancer risk: results from NutriNet-Santé prospective cohort. BMJ, 360:k322. https://doi.org/10.1136/bmj.k322
  • ¹⁴ Schnabel, L., Kesse-Guyot, E., Allès, B., Touvier, M., Srour, B., Hercberg, S., Buscail, C., and Julia, C., 2019. Association Between Ultraprocessed Food Consumption and Risk of Mortality Among Middle-aged Adults in France. JAMA Internal Medicine, 179(4), pp. 490–498. https://doi.org/10.1001/jamainternmed.2018.7289
  • ¹⁵ Srour, B., Fezeu, L.K., Kesse-Guyot, E. et al., 2019. Ultraprocessed Food Consumption and Risk of Type 2 Diabetes Among Participants of the NutriNet-Santé Prospective Cohort. JAMA Internal Medicine. https://doi.org/10.1001/jamainternmed.2019.5942
  • ¹⁶ Lane, M.M., Gamage, E., Du, S., Ashtree, D.N., McGuinness, A.J., Gauci, S. et al., 2024. Ultra-processed food exposure and adverse health outcomes: umbrella review of epidemiological meta-analyses. BMJ, 384:e077310. https://doi.org/10.1136/bmj-2023-077310
  • ¹⁷ Seto, T., Grondin, J.A., and Khan, W.I., 2025. Food Additives: Emerging Detrimental Roles on Gut Health. The FASEB Journal, 39(13), e70810. https://doi.org/10.1096/fj.202500737R
  • ¹⁸ Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), 2025. State of research on the interactions between food additives, the gut microbiome and the host – A food safety perspective. Food Safety and Quality Series, No. 22. Rome: FAO.
  • ¹⁹ Anastasiou, I.A., Kounatidis, D., Vallianou, N.G., Skourtis, A., Dimitriou, K., Tzivaki, I., Tsioulos, G., Rigatou, A., Karampela, I., and Dalamaga, M., 2025. Beneath the Surface: The Emerging Role of Ultra-Processed Foods in Obesity-Related Cancer. Current Oncology Reports, 27(4), pp. 390–414. https://doi.org/10.1007/s11912-025-01654-6
  • ²⁰ Lutz, M., Arancibia, M., Moran-Kneer, J., and Manterola, M., 2025. Ultraprocessed Foods and Neuropsychiatric Outcomes: Putative Mechanisms. Nutrients, 17(7), 1215. https://doi.org/10.3390/nu17071215
  • ²¹ Zinöcker, M.K. and Lindseth, I.A., 2018. The Western Diet-Microbiome-Host Interaction and Its Role in Metabolic Disease. Nutrients, 10(3), 365. https://doi.org/10.3390/nu10030365
  • ²² Levy, R.B., Barata, M.F., Leite, M.A., and Andrade, G.C., 2024. How and why ultra-processed foods harm human health. Proceedings of the Nutrition Society, 83(1), pp. 1–8. https://doi.org/10.1017/S0029665123003567
  • ²³ Chassaing, B., Compher, C., Bonhomme, B., Liu, Q., Tian, Y., Walters, W., Nessel, L., Delaroque, C., Hao, F., Gershuni, V., Chau, L., Ni, J., Bewtra, M., Albenberg, L., Bretin, A., McKeever, L., Ley, R.E., Patterson, A.D., Wu, G.D., Gewirtz, A.T., and Lewis, J.D., 2022. Randomized Controlled-Feeding Study of Dietary Emulsifier Carboxymethylcellulose Reveals Detrimental Impacts on the Gut Microbiota and Metabolome. Gastroenterology, 162(3), pp. 743–756. https://doi.org/10.1053/j.gastro.2021.11.006
  • ²⁴ Daniel, N., Wu, G.D., Walters, W., Compher, C., Ni, J., Delaroque, C., Albenberg, L., Ley, R.E., Patterson, A.D., Lewis, J.D., Gewirtz, A.T., and Chassaing, B., 2024. Human Intestinal Microbiome Determines Individualized Inflammatory Response to Dietary Emulsifier Carboxymethylcellulose Consumption. Cellular and Molecular Gastroenterology and Hepatology, 17(2), pp. 315–318. https://doi.org/10.1016/j.jcmgh.2023.11.001
  • ²⁵ INSERM, 2023. Syndrome métabolique : un lien entre atteinte inflammatoire vasculaire et microbiote intestinal. https://www.inserm.fr/actualite/syndrome-metabolique-lien-entre-atteinte-inflammatoire-vasculaire-et-microbiote-intestinal/
  • ²⁶ Preston, J., Iversen, J., and Hufnagel, A., 2025. Effect of ultra-processed food consumption on male reproductive and metabolic health. Cell Metabolism, 37, pp. 1950–1960.e2.
  • ²⁷ Srour, B., Kordahi, M.C., Bonazzi, E., Deschasaux-Tanguy, M., Touvier, M., and Chassaing, B., 2022. Ultra-processed foods and human health: from epidemiological evidence to mechanistic insights. The Lancet Gastroenterology & Hepatology, 7(12), pp. 1128–1140. https://doi.org/10.1016/S2468-1253(22)00169-8
  • ²⁸ Song, J., Chen, S., Qian, K., and Ye, W., 2025. Association of ultra-processed foods consumption with increased liver steatosis in U.S. adults. Frontiers in Nutrition, 12, 1536989. https://doi.org/10.3389/fnut.2025.1536989
  • ²⁹ Zhao, Y., Chen, W., Li, J., Yi, J., Song, X., Ni, Y., Zhu, S., Zhang, Z., Xia, L., Zhang, J., Yang, S., Ni, J., Lu, H., Wang, Z., Nie, S., and Liu, L., 2024. Ultra-Processed Food Consumption and Mortality: Three Cohort Studies in the United States and United Kingdom. American Journal of Preventive Medicine, 66(2), pp. 315–323. https://doi.org/10.1016/j.amepre.2023.09.005
  • ³⁰ Dicken, S.J. and Batterham, R.L., 2022. The Role of Diet Quality in Mediating the Association between Ultra-Processed Food Intake, Obesity and Health-Related Outcomes: A Review of Prospective Cohort Studies. Nutrients, 14(1), 23. https://doi.org/10.3390/nu14010023
  • ³¹ Hall, K.D., Ayuketah, A., Brychta, R., Cai, H., Cassimatis, T., Chen, K.Y., Chung, S.T., Costa, E., Courville, A., Darcey, V., Fletcher, L.A., Forde, C.G., Gharib, A.M., Guo, J., Howard, R., Joseph, P.V., McGehee, S., Ouwerkerk, R., Raisinger, K., Rozga, I., Stagliano, M., Walter, M., Walter, P.J., Yang, S., and Zhou, M., 2019. Ultra-Processed Diets Cause Excess Calorie Intake and Weight Gain: An Inpatient Randomized Controlled Trial of Ad Libitum Food Intake. Cell Metabolism, 30(1), pp. 67–77.e3. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2019.05.008
  • ³² Poppitt, S.D. et al., 2025. Ultra-processed and minimally processed diets containing matched nutrients cause different effects on energy intake and body weight. Nature Medicine. https://doi.org/10.1038/s41591-025-03842-0
  • ³³ Forde, C.G., Heuven, L.A.J., van Bruinessen, M., Liu, Z., Stieger, M., de Graaf, K., and Lasschuijt, M.P., 2025. Eating rate has sustained effects on energy intake from ultraprocessed diets: a 2-week ad libitum dietary randomized controlled crossover trial. American Journal of Clinical Nutrition. https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2025.11.012

Trop d'aliments ultra-transformés !

Face à l’omniprésence des aliments ultra-transformés et à leurs risques pour la santé, il est temps d’exiger des mesures fortes pour protéger la population.

Signer la pétition